Il y a des plats qui sentent bon les souvenirs d’enfance. Le navarin d’agneau en fait partie. Ce ragoût doucement mijoté, tout en tendresse et en parfums d’herbes, m’évoque immédiatement la cuisine de ma grand-mère. Chaque bouchée de ce plat traditionnel raconte une histoire, une table familiale, des dimanches paisibles. Aujourd’hui, je vous partage sa recette, fidèle à la tradition, simple et généreuse. Pourquoi ne pas la redécouvrir à votre tour ?
Voir le sommaire
Les ingrédients indispensables pour réussir ce classique
Le secret d’un bon navarin d’agneau, c’est d’abord des produits frais et de qualité. Ma grand-mère ne transigeait jamais là-dessus. Et vous verrez, cela fait toute la différence.
- 1,2 kg d’agneau (épaule ou collier de préférence, avec os pour le goût)
- 6 carottes, coupées en tronçons
- 4 navets, pelés et coupés en quartiers
- 6 pommes de terre moyennes, épluchées et coupées en deux
- 2 oignons, émincés
- 2 gousses d’ail, hachées
- 2 cuillères à soupe de concentré de tomate
- 30 cl de vin blanc sec
- 60 cl de fond de veau (ou à défaut, un bon bouillon)
- 1 bouquet garni (thym, laurier, persil frais)
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
- Sel et poivre noir du moulin, selon votre goût
Les étapes pas à pas de la préparation
Pas besoin d’être un cordon-bleu pour réussir ce plat. Il suffit de suivre les étapes avec un peu d’attention et surtout… de laisser le temps faire son œuvre.
1. Bien saisir la viande
Dans une grande cocotte, chauffez l’huile d’olive. Ajoutez les morceaux d’agneau et faites-les dorer sur toutes leurs faces. Cette étape donne un goût savoureux à la sauce plus tard. Quand c’est bien coloré, retirez la viande et réservez-la.
2. Faire revenir les légumes
Dans la même cocotte, faites revenir les oignons quelques minutes à feu moyen. Ajoutez ensuite l’ail, les carottes, et les navets. Laissez-les suer doucement jusqu’à ce qu’ils deviennent légèrement tendres.
3. Déglacer au vin blanc
Versez le vin blanc dans la cocotte chaude pour décoller les sucs de cuisson. Remuez bien. Ce petit geste simple ajoute une profondeur d’arôme incomparable.
4. Mijoter en douceur
Remettez la viande dans la cocotte, ajoutez le concentré de tomate, puis couvrez le tout avec le fond de veau chaud. Ajoutez le bouquet garni, salez et poivrez. Portez doucement à ébullition, puis baissez le feu. Couvrez et laissez mijoter pendant 1h30 à feu doux.
5. Ajouter les pommes de terre
Ajoutez les pommes de terre en cours de cuisson, après 1h15 environ. Elles ne doivent pas trop cuire pour ne pas se déliter dans la sauce.
6. Contrôler la sauce
Vers la fin de la cuisson, si la sauce vous semble trop liquide, découvrez la cocotte et laissez-la réduire quelques minutes. Elle doit devenir nappante, brillante, presque sirupeuse.
Les petits secrets de ma grand-mère
Ma grand-mère avait ses astuces, bien à elle, qu’elle glissait entre deux silences pendant qu’elle tournait sa cuillère en bois.
- Un mijotage long : plus c’est lent, meilleur c’est. Prévoyez du temps, cela vaut chaque minute.
- Un bouquet garni maison : du thym frais du jardin, une feuille de laurier cueillie le matin même, et quelques brins de persil.
- Une touche d’amour : elle ajoutait toujours une pincée de sucre pour équilibrer l’acidité du vin et du concentré de tomate.
Un plat à partager, encore et encore
Ce navarin d’agneau ne se résume pas à un repas. C’est une invitation à ralentir, à savourer, à respirer les parfums d’herbes chaudes qui montent de la cocotte lorsque le couvercle se soulève. C’est une ode au réconfort, à la simplicité et au goût du vrai.
Préparé la veille, il est encore meilleur réchauffé. Servez-le bien chaud, avec un bon pain de campagne, et laissez les convives se resservir. Et vous verrez, ce n’est pas seulement le plat qu’ils retiendront, mais le moment tout entier.
Alors, prêt(e) à faire revivre ce trésor de nos grands-mères ? Préparez votre cocotte et laissez le charme opérer.
